Les Valseuses Je Vais Essayer

Attention film culte ce lundi soir sur Arte, dès 20h55, avec Les Valseuses de Bertrand Blier. L'histoire ? Celle de Jean-Claude (Gérard Depardieu) etPierrot (Patrick Dewaere), deux petits voyous qui occupent leurs journées commeils le peuvent. Entre un vol de sac et le "chahutage" d'une petitevieille, nos deux compères ne trouvent rien de mieux que d'emprunterune voiture au patron d'un salon de coiffure. Bons gars, ilsfinissent par re-garer la DS où ils l'avaient trouvé face à un roides ciseaux tout sauf prêteur (un flingue à la main). Après s'êtrepris une balle et l'employée (et maîtresse) du coiffeur au passage, Jean-Claudeet Pierrot se lancent dans une cavale... et un ménage à trois !

Travailler plus pour...

Pierrot : Déconner,toujours déconner... Y'en a marre de déconner !

Jean-Claude : T'as qu'à proposer autre chose, toi.

Pierrot : Donne-moi du blé, j'aurais des idées.

Service après-vente particulier...

Le garagiste : Non maisqu'est-ce que c'est c'te gonzesse ? On peut lui faire n'importequoi, elle s'en fout ! Elle griffe pas, elle mort pas, elleécarte. Tranquille. Et elle attend en comptant les mouches auplafond. Merde, alors quoi ! Merde !

Marie-Ange :Qu'est-ce que tu nous les brises, t'es pas heureux ? T'as pas euc'que tu voulais ?

Le garagiste :Oh, oh !Autant s'taper un bout d'mou, oui !

Panique matinale

Pierrot :Jean-Claude !J'bande pas.

Jean-Claude :Ben quoi, moi non plus.J'vois pas pourquoi on banderait… en quel honneur ?

Pierrot :D'habitude, le matin, j'ai la trique.

GPS naturel

Pierrot :Mais, bordel denom de dieu, y'a bien un cul qui nous attend quelquepart !

Jean-Claude : Ah bah ça c'est sûr !Le problème, c'est d'établir la liaison sans donner l'alarme.

Pourquoi simuler ?

Jean-Claude : Elle fermeles yeux ?

Pierrot :Non.

Jean-Claude :Elle s'mord les lèvres ?

Pierrot :Non.

Jean-Claude :Elle transpire sous lesbras ?

Pierrot :Non non.

Jean-Claude :Oh merde, moi j'raccroche. J'vois pas pourquoi j'm'userais l'chibre.Tiens, tu veux que je te dise ? C'est un trou avec du poilautour et puis c'est tout. Rien qu'un boyau insensible. Non maisr'garde-moi cette espèce de, de… Tiens, on dirait une opérée surle billard. On pourrait aller boire un canon au bistrot du coin, onla retrouverait dans la même position en rentrant.

Classique

Jean-Claude :On n'est pasbien ?

Pierrot :Si.

Jean-Claude : Paisible ? À la fraîche ? Décontracté du gland ?Et on bandera quand on aura envie de bander !

Les anglais ont du mal à débarquer

Jeanne Pirolle : Au revoirmadame. Merci beaucoup.

La patronne : C'est moi quivous remercie.

Jeanne Pirolle :Ah non non non, nonnon, non c'est… Je tiens beaucoup à vous remercier. Ça m'a faittrès plaisir de déjeuner chez vous, vraiment. D'autant plus que jesors de prison, vous voyez. J'ai passé dix ans dans une cellulehumide et froide et ça fait plusieurs années que mes règles ontdisparu. Plus de sang, c'est fini. Alors, au début, ça commençaitpar des retards, on m'a emmenée à l'infirmerie, on m'a donné del'aspirine. Et puis les retards sont devenus de plus en plus longs,voyez, quinze jours, trois semaines, un mois. Alors petit à petit,on oublie, et à force d'oublier, ça s'en va complètement.

Lapatronne :Pourquoi vous me dites tout ça à moi ? J'ysuis pour rien.

Jeanne Pirolle :Oh parce que jevoudrais que vous compreniez la chance que vous avez de saigner tousles mois régulièrement. Même si ça vous met un peu de mauvaisehumeur. Tout ça, c'est pas grave, la mauvaise humeur, la nervosité,les ovaires douloureux, c'est rien, tout ça, c'est non, c'est rien.Non tout ça c'est pas grave. Ce qui est grave, c'est de plussaigner, vous comprenez. Au revoir madame.

©  UPF

Les Valseuses est un filmfrançais réalisé par Bertrand Blier en 1974.

Répliques[modifier]

Pierrot : Déconner, toujours déconner... Y'en a marre de déconner !
Jean-Claude : T'as qu'à proposer autre chose, toi.
Pierrot : Donne-moi du blé, j'aurais des idées.

  • Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : On va quand même pas acheter un dico ! Moi j'en ai rien à foutre de leur spécialité ! Moi j'pisse le sang, c'est tout c'que j'vois !

  • Patrick Dewaere, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : On a toujours de la chance, mon copain et moi. C'est fou c'qu'on est verni : tout c'qu'on touche, ça s'transforme en or !

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Le garagiste : Non mais qu'est-ce que c'est c'te gonzesse ? On peut lui faire n'importe quoi, elle s'en fout ! Elle griffe pas, elle mord pas, elle écarte. Tranquille. Et elle attend en comptant les mouches au plafond. Merde, alors quoi ! Merde !
Marie-Ange : Qu'est-ce que tu nous les brises, t'es pas heureux ? T'as pas eu c'que tu voulais ?
Le garagiste : Oh, oh ! Autant s'taper un bout d'mou, oui !

  • Gérard Boucaron, Miou-Miou, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Putain merde ! Tu vois ! Quand on nous fait pas chier, on s'contente de joies simples !

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Moi ce que j'aimerais bien c'est que tu donnes la tétée à mon pote. C'est un grand amateur de lait et en plus il est né de mère inconnue. J'suis sûr que ça lui ferait plaisir.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : J'ai beau être pas trop con, j'suis quand même pas un ordinateur.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : Ils ont même pas laissé un sucre, ces radins…
Jean-Claude : Non, mais par contre, y'a tout un stock de papier-cul. Du trèfle insonore ouaté, ça t'intéresse ?
Pierrot : Donne-moi du blé, j'aurais des idées.

  • Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : Jean-Claude ! J'bande pas.
Jean-Claude : Ben quoi, moi non plus. J'vois pas pourquoi on banderait… en quel honneur.
Pierrot : D'habitude, le matin, j'ai la trique.

  • Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : C'est la saleté qui t'empêche de bander. T'as tellement de merde sur la queue qu'il faudrait un bulldozer pour la décoller.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : Mais, bordel de nom de dieu, y'a bien un cul qui nous attend quelque part !
Jean-Claude : Ah bah ça c'est sûr ! Le problème, c'est d'établir la liaison sans donner l'alarme.

  • Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : On va pas rentrer dans les ordres sous prétexte d'éviter les flics !

  • Patrick Dewaere, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Marie-Ange : C'est pas la peine de faire tant de simagrées si vous voulez me baiser, allez-y.

  • Miou-Miou, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Elle ferme les yeux ?
Pierrot : Non.
Jean-Claude : Elle s'mord les lèvres ?
Pierrot : Non.
Jean-Claude : Elle transpire sous les bras ?
Pierrot : Non non.
Jean-Claude : Oh merde, moi j'raccroche. J'vois pas pourquoi j'm'userais l'chibre. Tiens, tu veux que je te dise ? C'est un trou avec du poil autour et puis c'est tout. Rien qu'un boyau insensible. Non mais r'garde-moi cette espèce de, de… Tiens, on dirait une opérée sur le billard. On pourrait aller boire un canon au bistrot du coin, on la retrouverait dans la même position en rentrant.

  • Gérard Depardieu, Patrick Dewaere, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Écoutez, les greluches. Il est 11 heures. On va pas paumer notre soirée à faire les guignols avec des boules au bout des bras. Comme de toutes façons ça va se terminer à l'horizontale, autant y aller tout de suite.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Des boudins dans votre genre, on commence à en avoir plein l'cul. Vous comprenez, des boudins, vous savez c'que c'est, des boudins. Quelque chose de mou, de très mou et qui réagit jamais.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Faut pas s'gaspiller, la vie est trop courte. Finies, les shampooineuses !

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Un réservoir, vieux. Une chasse gardée. Trois cent femmes, ça te dit quelque chose ? Et elles en veulent, les salopes. Tu les touches à peine, Paf ! Elles te pètent à la gueule… Tu mets le doigt dedans, hou la la ! Ça brûle.

  • À propos d'une prison de femmes
  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Faut manger doucement.
Jeanne Pirolle : Vous avez raison.

  • Gérard Depardieu, Jeanne Morreau, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jeanne Pirolle : Ça vous dirait de coucher avec une vieille ?

  • Jeanne Morreau, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jeanne Pirolle : Au revoir madame. Merci beaucoup.
La patronne : C'est moi qui vous remercie.
Jeanne Pirolle : Ah non non non, non non, non c'est… Je tiens beaucoup à vous remercier. Ça m'a fait très plaisir de déjeuner chez vous, vraiment. D'autant plus que je sors de prison, vous voyez. J'ai passé dix ans dans une cellule humide et froide et ça fait plusieurs années que mes règles ont disparu. Plus de sang, c'est fini. Alors, au début, ça commençait par des retards, on m'a emmenée à l'infirmerie, on m'a donné de l'aspirine. Et puis les retards sont devenus de plus en plus longs, voyez, quinze jours, trois semaines, un mois. Alors petit à petit, on oublie, et à force d'oublier, ça s'en va complètement.
La patronne : Pourquoi vous me dites tout ça à moi ? J'y suis pour rien.
Jeanne Pirolle : Oh parce que je voudrais que vous compreniez la chance que vous avez de saigner tous les mois régulièrement. Même si ça vous met un peu de mauvaise humeur. Tout ça, c'est pas grave, la mauvaise humeur, la nervosité, les ovaire douloureux, c'est rien, tout ça, c'est non, c'est rien. Non tout ça c'est pas grave. Ce qui est grave, c'est de plus saigner, vous comprenez. Au revoir madame.

  • Jeanne Morreau, Rita Maiden, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : Bon, bah, elle s'appelle Marie-Ange. C'est notre fille à tous les deux. Et maintenant à tous les trois, elle est prévenue, elle est d'accord. C'est pas une déesse, mais au lit, y'en a des plus mauvaises. Y'a un seul emmerdement, autant que tu sois prévenu tout de suite, c'est qu'elle prend jamais son pied. Alors si tu la sens un peu inerte et silencieuse, faut pas te biler, c'est sa nature. Nous, ça fait des semaines qu'on essaye de la réveiller, c'est le bide. Toujours le bide.

  • Patrick Dewaere, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : C'est pas pour dire, mais la première cigarette de la journée, c'est la meilleure. Ah oui, ça vous remet la bouche en forme.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : C'est pas mauvais, cette petite potée.
Jean-Claude : Oui. Pas de quoi écrire une thèse.

  • Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : Il t'intéresse notre flingue ?
Jacques : Oui.
Pierrot : Pourquoi ?
Jacques : Parce que c'est un instrument de travail.

  • Patrick Dewaere, Jacques Chailleux, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Marie-Ange : J't'avais bien dit qu'ils se dégonfleraient.
Jean-Claude : On y va.

  • Miou-Miou, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Marie-Ange : Pourquoi il a fait ça, ce con ?
Jean-Claude : À mon avis, faut pas chercher à comprendre. Les gens qui sortent de tôle, il doit leur rester une case en moins.

  • Miou-Miou, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Marie-Ange : Si on sait pas où on va, on pourrait peut-être s'arrêter un petit moment. On arrivera toujours assez tôt.

  • Miou-Miou, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jacqueline : Mais on s'en fout, de ta DS. Une bagnole, c'est une bagnole, quelle importance.

  • Isabelle Huppert, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : T'en fais pas de souci, vieux. Dans la vie tout s'arrange. Y'a jamais de vraies raisons de se biler.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : Ils peuvent pas nous faire un trou au cul, on en a déjà un.

  • Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Jean-Claude : On n'est pas bien là ?
Pierrot : Si.
Jean-Claude : Paisible ? À la fraîche ? Décontracté du gland ? Et on bandera quand on aura envie de bander !

  • Gérard Depardieu, Patrick Dewaere, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

Pierrot : T'as des potes dans la région ?
Jean-Claude : Non non.
Pierrot : Ben alors qu'est qu'on vient foutre ?
Jean-Claude : Merde, on débarque, laisse-moi l'temps d'me retourner. J'ai beau être pas trop con j'suis quand même pas un ordinateur. Te fais pas d'bile j'te dis.

  • Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, Les Valseuses (1974), écrit par Bertrand Blier & Philippe Dumarçay

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